Baisse des taux d’inoccupation et hausse des loyers à Montréal

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a publié cette semaine son rapport annuel sur le marché locatif au Canada. Ce rapport recense l’évolution des taux d’inoccupation et les augmentations de loyer dans plusieurs provinces et grands centres urbains du pays. Les taux d’inoccupation représentent le pourcentage de logements qui sont vacants (de façon temporaire ou permanente) puisqu’il n’y a pas de locataires.

Au Québec, le taux d’inoccupation a baissé de 1 % passant à 3,4 % par rapport à l’année dernière. Pour l’île de Montréal, le taux d’inoccupation a baissé de 1,1 % passant à 2,9 %, tandis que le Sud-Ouest-Verdun a connu une hausse du taux de 1,2 % s’établissant à 4,8 %. L’inquiétude est particulièrement grande en ce qui concerne les logements familiaux (3 chambres ou +) où le taux d’inoccupation a diminué de 0,9 % s’établissant à 2,5 % sur l’île de Montréal. Rappelons que le seuil d’équilibre s’établit à 3 % et qu’en dessous de ce taux les risques d’une pénurie de logements sont élevés et les probabilités de ne pas être en mesure de se loger sont haussées.

Pour ce qui est des loyers, la hausse moyenne des loyers pour l’île de Montréal est de 10 $ s’établissant à 777 $/mois, tandis que pour le Sud-Ouest-Verdun ceux-ci s’élèvent à 720 $/mois (une hausse de 37 $ dans la dernière année). La hausse est particulièrement importante pour les logements familiaux (3 chambres ou +) avec une augmentation de 52 $ à Montréal (1032 $/mois), tandis qu’au Sud-Ouest-Verdun elle est de 28 $ (881 $/mois). Ces hausses de loyers considérables pour 2017 (5,1 % dans le Sud-Ouest-Verdun) empêchent l’accès à des logements abordables pour nos locataires. Rappelons que les indices d’augmentation de loyer pour l’année 2017 indiquaient une hausse de loyer approximative de 5-10 $ ce qui est significativement inférieur à la hausse constatée sur le terrain.

Par ailleurs, les données de la SCHL nous informent de la popularité grandissante pour la location de logements en condominiums. En effet, l’île de Montréal connaît une augmentation significative du nombre de copropriétés en location, soit 18 634 logements ou 17,3 % des condos sur le marché (pour le secteur du Sud-Ouest, on parle de 4962 copropriétés en location ou 17,3 % des condos sur le marché). Malgré l’attrait important pour la location de condos, ceux-ci restent inaccessibles pour la grande majorité des locataires qui n’ont pas les moyens de s’offrir une location de luxe. Les loyers moyens s’élèvent à 1362 $/mois sur l’île de Montréal et 1537 $/mois dans le secteur du Sud-Ouest ce qui correspond à des loyers manifestement plus élevés que dans le locatif traditionnel (585 $ plus cher sur l’île et 817 $ dans le Sud-Ouest).

Pour consulter l’étude de la SCHL, rendez-vous sur le site suivant.
Pour consulter le communiqué de la SCHL, cliquez ici.
Pour consulter le communiqué du FRAPRU, cliquez ici.
Pour consulter le communiqué du RCLAQ, cliquez ici.

Pour une revue de presse de la publication de cette étude:

Posted in Actualités, Droit au logement, Embourgeoisement, Logement abordable, Vivre dans son quartier.

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